Conseils pour réussir l’épreuve de français au brevet.

NB : à partir de la session 2017, l’épreuve d’histoire géographie emc et l’épreuve de français seront « mélangées ».

Mon but n’est pas ici de tenir des discours sur l’importance du brevet, simplement de rappeler quelques évidences.

Le brevet ne se prépare pas en troisième ! Il se prépare de la sixième à la troisième. Prendre de bonnes habitudes ne s’improvise pas, cela se travaille.

L’ensemble de l’épreuve est notée sur cinquante points.

Mes conseils :

Votre copie doit être propre et aérée. Pensez à votre correcteur qui a des dizaines et des dizaines de copies à évaluer !

Votre copie doit sortir du lot ! Passez des lignes, soulignez, mais n’encadrez pas (cela pourrait être considéré comme un signe distinctif).

Cette  partie dure une heure. Elle est notée sur vingt points.

Les instructions officielles indiquent :

Première partie, deuxième période : français (1 heure)

Comprendre, analyser et interpréter (20 points) : l’épreuve prend appui sur un corpus de français, composé d’un texte littéraire et, éventuellement, d’une image ou d’un document artistique.

La compréhension de documents littéraires et artistiques est évaluée par une série de questions qui prennent appui sur le texte et le document artistique qui peut y être adjoint.

Pour le texte littéraire, certaines de ces questions sont d’ordre lexical et/ou grammatical. Toutes les questions engagent le candidat à réagir à la lecture et à justifier son point de vue. Elles respectent un équilibre entre au moins une question où le candidat développe sa réaction personnelle et des questions plus précises appelant des réponses plus courtes. Certaines questions peuvent prendre la forme de questionnaires à choix multiples. Le questionnaire, qui vise à évaluer l’autonomie du candidat, ne comporte pas d’axes de lecture.

Mes conseils :

Indiquez précisément les numéros des questions.

Répondez aux questions dans l’ordre car cet ordre a été pensé ! Les questions suivent souvent l’ordre du texte et ont des liens entre elles.

Rédigez soigneusement vos réponses. Une réponse commençant par « il », « elle », « car », «oui» n’est pas rédigée ! Reprenez toujours tous les éléments de la question pour écrire votre réponse.

Lorsqu’on vous demande plusieurs éléments dans une réponse, ne faites pas de liste avec des tirets ! Rédigez une phrase, séparez les éléments par des virgules.

N’oubliez pas les guillemets lorsque vous citez le texte, et ne citez jamais le texte sans indiquer le numéro de la ligne.

Soyez toujours le plus précis possible dans vos réponses, même lorsqu’on ne vous le demande dans la question. Exemples  : imparfait de l’indicatif, pronom personnel complément…

Accordez un soin tout particulier à la dernière question, généralement une question de synthèse dans laquelle vous devez réutiliser les éléments des autres réponses et allez plus loin dans votre réflexion personnelle, votre opinion sur le texte…

Soyez « stratégique » : observez le barème. Si une question est notée sur 0,5 point, inutile d’y répondre en dix lignes. Au contraire, pour une question notée sur 3 points, il faut vraiment développer la réponse pour espérer avoir tous ces points !

Cet exercice est est noté sur 10 points.

Les instructions officielles indiquent :

Dictée et réécriture (30 minutes)

– La dictée (5 points) porte sur un texte de 600 signes environ, dont le thème est en lien avec le corpus de français et la difficulté référencée aux attentes orthographiques des programmes. Elle est effectuée durant les vingt premières minutes de cette deuxième partie.

– La réécriture (5 points) propose aux élèves un court fragment de texte dont il s’agit de transformer les temps et/ou l’énonciation et/ou les personnes et/ou les genres, etc. de manière à obtenir cinq ou dix formes modifiées dans la copie de l’élève. Les erreurs de pure copie ne portant pas sur les formes à modifier sont prises en compte dans l’évaluation selon un barème spécifique (0,25 contre 0,5 ou 1 point par forme à modifier selon les cas).

La copie est relevée dès la fin des exercices, puisque les candidats peuvent être autorisés à utiliser un dictionnaire pour le travail d’écriture

Mes conseils pour la réécriture :

Relisez plusieurs fois la consigne afin d’être sûr de ne pas vous tromper, notamment s’il s’agit d’un changement de temps, surtout d’un temps composé.

Soulignez (de la même couleur que vous écrivez, surtout pas en rouge ou en vert!) les formes que vous modifiez.

Relisez plusieurs fois, mot à mot afin d’éviter toute erreur de copie.

Mes conseils pour la dictée :

Relisez plusieurs fois en cherchant des fautes spécifiques à chaque relecture. L’ordre logique est de chercher d’abord les fautes qui sont les plus pénalisées :

  • D’abord les verbes (sont-ils conjugués avec le bon sujet ? Est-ce que la terminaison correspond au temps verbal ?).
  • Ensuite les participes passés (sont-ils employés avec être ou avoir ? Y a-t-il un COD placé devant…)
  • Ensuite les adjectifs (s’ils sont épithètes, sont-ils accordés avec le nom, s’ils sont attributs, sont-ils accordés avec le bon sujet ?).
  • Enfin terminez par l’orthographe lexicale : les accents, les consonnes doubles…

Pour s’entraîner :

Cet exercice est noté sur vingt points.

Les instructions officielles indiquent :

Travail d’écriture (1 h 30)

Deux sujets portant sur la thématique du corpus de français sont proposés au candidat, qui traite, au choix, l’un des deux (20 points) : le premier est un sujet de réflexion, le second un sujet d’invention. Qu’il choisisse de répondre à l’un ou l’autre sujet, le candidat prend appui sur des éléments dégagés de l’ensemble du corpus de français ou, éventuellement, des deux corpus disciplinaires, pour enrichir sa réflexion. Les candidats respectent les contraintes génériques et discursives que suppose le sujet choisi. Ils mobilisent pour ce travail de rédaction les compétences et les connaissances acquises durant leur scolarité, concernant notamment la maîtrise de la langue (Domaine 1 « Les langages pour penser et communiquer ») et la culture portée par le domaine 5 (« Les représentations du monde et l’activité humaine ») du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

Les candidats doivent produire un texte d’une longueur de deux pages au moins (environ trois cents mots) en s’assurant de sa cohérence. Ce texte doit être construit et doit respecter les principales normes de la langue écrite. Il en est tenu compte dans l’évaluation de ce travail.

Mes conseils généraux :

Lisez les consignes plusieurs fois (avant, pendant, après le brouillon !).

Faites plusieurs paragraphes, bien aérés (n’hésitez pas à passer une ou deux lignes entre les paragraphes).

Faites un plan (lisez bien les consignes : le plan est souvent suggéré).

En l’absence de consigne de longueur, écrivez au moins quarante lignes (exigence du socle commun).

Relisez-vous, utilisez votre dictionnaire.

Mes conseils pour le sujet narratif :

La situation d’énonciation (dialogue, monologue, lettre, journal intime…) est toujours donnée : respectez-là !

S’il s’agit d’une suite de texte, appuyez-vous sur le texte de départ. Gardez surtout la même situation d’énonciation (même narrateur, même cadre spatio-temporel…).

N’hésitez pas à employer des figures de style : une comparaison bien insérée, par exemple, impressionnera toujours le correcteur et le mettra dans de bonnes dispositions.

Mes conseils pour le sujet argumentatif

Comprendre l’exercice :

Contrairement à l’écriture narrative (écrire une suite de texte, une lettre, un poème…), l’écriture argumentative (un des deux sujets proposés au brevet) consiste à répondre à une question posée dans le sujet.

Il s’agit donc de donner son avis, mais en le justifiant grâce à sa réflexion et à ses connaissances personnelles.

Le travail doit être organisé : on doit parfaitement voir un plan en plusieurs parties, avec au minimum une introduction, un paragraphe et une conclusion.

 Réaliser l’exercice :

Travailler au brouillon : la recherche d’idées.

Le brouillon sert à chercher des idées, les organiser (trouver un plan).

Pour cela, commencer par chercher les mots importants du sujet (ceux sur lesquels porte vraiment la question), et les définir (on pourra plus tard reprendre ces définitions dans l’introduction ou dans le développement).

Interrogez le sujet, retourner la question dans tous les sens (par exemple en passant par la forme négative), trouvez les tenants et les aboutissants.

Il n’y a jamais qu’une seule façon de répondre à une question : on peut être plus ou moins d’accord avec une idée : il faut apprendre à nuancer, chercher des degrés, des classements.

Vos idées auront plus de poids si elles sont accompagnées d’exemples. On peut trouver des exemples grâce à sa culture personnelle (la littérature, l’Histoire, l’actualité…).

Travailler au brouillon : organiser les idées (trouver un plan).

Organisez vos idées : tableau, schéma, organigramme… Trouvez ce qui va ensemble. Utilisez un code couleur.

Souvent, un plan est suggéré par le sujet lui-même : lisez-le attentivement.

Rédigez ensuite un plan détaillé en utilisant des grands titres, des listes… Vous devez exactement savoir ce que vous allez développer dans chaque partie, mais sans tout rédiger.

Les idées doivent toujours être reliées ou opposées entre elles grâce à des connecteurs argumentatifs (conjonctions de coordination + certains adverbes comme « pourtant », « cependant »…)

Commencez toujours par les idées les plus évidentes, les plus banales, pour terminer par les plus « originales ».

Travailler au brouillon : rédiger l’introduction.

Après avoir rédigé le plan détaillé, rédigez l’introduction. Elle comporte deux parties :

L’entrée en matière : une phrase d’accroche pour présenter le thème dont on va parler  (pourquoi est-il légitime de s’interroger dessus ?). On peut également, dans cette partie, donner des définitions générales qui seront utiles pour tout le devoir.

La problématique : la question posée par le sujet. On peut parfois la reprendre sans modification.

 Rédiger le devoir au propre :

Recopiez l’introduction et rédigez votre devoir à partir du plan détaillé.

Aérez votre travail. Passez des lignes entre chaque partie. N’oubliez pas les alinéas.

N’oubliez pas que vous devez donner votre avis, parlez donc à la première personne : « je pense que », « selon moi », « quant à moi, j’estime que… ». Vous pouvez aussi employer les pronoms « on » ou « il » pour généraliser : « On dit souvent que… », « on pourrait croire que…mais… », « on image… », « il semble que… », « il apparaît que… », « il est évident que… ».

Terminer par une conclusion dans laquelle vous répondrez de manière claire et définitive à la question posée dans l’introduction. Vous pouvez également, si le sujet le permet, élargir la question à un autre sujet, un autre thème.

Se relire :

N’oubliez pas de vous relire attentivement ! En temps limité, comme au brevet, gérez votre temps afin de pouvoir vous relire suffisamment avant la fin de l’épreuve.

Compétences à travailler au cours de l’année pour maîtriser cet exercice :

  • Travailler de manière méthodique et efficace.
  • Ne pas se contenter du minimum : apprendre à développer ses idées.
  • Développer sa culture pour développer ses exemples.
  • Varier les formules pour donner son avis, nuancer ses propos (du doute à la certitude) : la modalisation.
  • Organiser sa pensée : les connecteurs argumentatifs.

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