Conseils pour réussir l’épreuve de français au brevet.

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Article mis à jour en mars 2018 avec les dernières informations en ma possession…

Mon but n’est pas ici de tenir des discours sur l’importance du brevet, simplement de rappeler quelques évidences.

Le brevet ne se prépare pas en troisième ! Il se prépare de la sixième à la troisième. Prendre de bonnes habitudes ne s’improvise pas, cela se travaille.

L’ensemble de l’épreuve est notée sur cent points.

Mes conseils :

Votre copie doit être propre et aérée. Pensez à votre correcteur qui a des dizaines et des dizaines de copies à évaluer !

Votre copie doit sortir du lot ! Passez des lignes, soulignez, mais n’encadrez pas (cela pourrait être considéré comme un signe distinctif).

Cette  partie dure une heure et dix minutes. Elle est notée sur cinquante points.

Les instructions officielles indiquent :

 

L’épreuve porte sur le texte littéraire et, éventuellement, sur une image  :
Grammaire et compétences linguistiques : des questions permettant d’évaluer les compétences linguistiques et la maîtrise de la grammaire ainsi qu’un exercice de réécriture sont proposés aux candidats.
Compréhension et compétences d’interprétation : des questions permettant d’évaluer à la fois la compréhension du texte et les compétences d’interprétation sont proposées aux candidats.

Mes conseils :

Indiquez précisément les numéros des questions.

Répondez aux questions dans l’ordre car cet ordre a été pensé ! Les questions suivent souvent l’ordre du texte et ont des liens entre elles.

Rédigez soigneusement vos réponses. Une réponse commençant par « il », « elle », « car », «oui» n’est pas rédigée ! Reprenez toujours tous les éléments de la question pour écrire votre réponse.

Lorsqu’on vous demande plusieurs éléments dans une réponse, ne faites pas de liste avec des tirets ! Rédigez une phrase, séparez les éléments par des virgules.

N’oubliez pas les guillemets lorsque vous citez le texte, et ne citez jamais le texte sans indiquer le numéro de la ligne.

Soyez toujours le plus précis possible dans vos réponses, même lorsqu’on ne vous le demande dans la question. Exemples  : imparfait de l’indicatif, pronom personnel complément…

Accordez un soin tout particulier à la dernière question, généralement une question de synthèse dans laquelle vous devez réutiliser les éléments des autres réponses et allez plus loin dans votre réflexion personnelle, votre opinion sur le texte…

Soyez « stratège » : observez le barème. Si une question est notée sur 0,5 point, inutile d’y répondre en dix lignes. Au contraire, pour une question notée sur 3 points, il faut vraiment développer la réponse pour espérer avoir tous ces points !

La nouveauté 2018 : l’exercice de réécriture est intégré dans une grande partie « grammaire et compétences linguistique » qui compte pour environ 18/20 points.

Mes conseils pour la réécriture :

Relisez plusieurs fois la consigne afin d’être sûr de ne pas vous tromper, notamment s’il s’agit d’un changement de temps, surtout d’un temps composé.

Soulignez (de la même couleur que vous écrivez, surtout pas en rouge ou en vert!) les formes que vous modifiez.

Relisez plusieurs fois, mot à mot afin d’éviter toute erreur de copie.

Cet exercice est est noté sur 10 points. Il dure vingt minutes.

Les instructions officielles indiquent :

Une dictée de 600 signes environ pour les candidats de série générale et 400 signes environ pour les candidats de série professionnelle.

Mes conseils pour la dictée :

Relisez plusieurs fois en cherchant des fautes spécifiques à chaque relecture. L’ordre logique est de chercher d’abord les fautes qui sont les plus pénalisées :

  • D’abord les verbes (sont-ils conjugués avec le bon sujet ? Est-ce que la terminaison correspond au temps verbal ?).
  • Ensuite les participes passés (sont-ils employés avec être ou avoir ? Y a-t-il un COD placé devant…)
  • Ensuite les adjectifs (s’ils sont épithètes, sont-ils accordés avec le nom, s’ils sont attributs, sont-ils accordés avec le bon sujet ?).
  • Enfin terminez par l’orthographe lexicale : les accents, les consonnes doubles…

Pour s’entraîner :

Cet exercice est noté sur quarante points. Il dure une heure et demie.

Les instructions officielles indiquent :

Une rédaction : deux sujets au choix sont proposés aux candidats.

NB : les instructions n’indiquent plus qu’il y a un sujet « d’imagination » et un sujet « de réflexion », mais les sujets zéro font cette distinction.

 

Mes conseils généraux :

Lisez les consignes plusieurs fois (avant, pendant, après le brouillon !).

Faites plusieurs paragraphes, bien aérés (n’hésitez pas à passer une ou deux lignes entre les paragraphes).

Faites un plan (lisez bien les consignes : le plan est souvent suggéré).

En l’absence de consigne de longueur, écrivez au moins quarante lignes (exigence du socle commun).

Relisez-vous, utilisez votre dictionnaire.

Mes conseils pour le sujet narratif :

La situation d’énonciation (dialogue, monologue, lettre, journal intime…) est toujours donnée : respectez-là !

S’il s’agit d’une suite de texte, appuyez-vous sur le texte de départ. Gardez surtout la même situation d’énonciation (même narrateur, même cadre spatio-temporel…).

N’hésitez pas à employer des figures de style : une comparaison bien insérée, par exemple, impressionnera toujours le correcteur et le mettra dans de bonnes dispositions.

Mes conseils pour le sujet argumentatif

Comprendre l’exercice :

Contrairement à l’écriture narrative (écrire une suite de texte, une lettre, un poème…), l’écriture argumentative (un des deux sujets proposés au brevet) consiste à répondre à une question posée dans le sujet.

Il s’agit donc de donner son avis, mais en le justifiant grâce à sa réflexion et à ses connaissances personnelles.

Le travail doit être organisé : on doit parfaitement voir un plan en plusieurs parties, avec au minimum une introduction, un paragraphe et une conclusion.

 Réaliser l’exercice :

Travailler au brouillon : la recherche d’idées.

Le brouillon sert à chercher des idées, les organiser (trouver un plan).

Pour cela, commencer par chercher les mots importants du sujet (ceux sur lesquels porte vraiment la question), et les définir (on pourra plus tard reprendre ces définitions dans l’introduction ou dans le développement).

Interrogez le sujet, retourner la question dans tous les sens (par exemple en passant par la forme négative), trouvez les tenants et les aboutissants.

Il n’y a jamais qu’une seule façon de répondre à une question : on peut être plus ou moins d’accord avec une idée : il faut apprendre à nuancer, chercher des degrés, des classements.

Vos idées auront plus de poids si elles sont accompagnées d’exemples. On peut trouver des exemples grâce à sa culture personnelle (la littérature, l’Histoire, l’actualité…).

Travailler au brouillon : organiser les idées (trouver un plan).

Organisez vos idées : tableau, schéma, organigramme… Trouvez ce qui va ensemble. Utilisez un code couleur.

Souvent, un plan est suggéré par le sujet lui-même : lisez-le attentivement.

Rédigez ensuite un plan détaillé en utilisant des grands titres, des listes… Vous devez exactement savoir ce que vous allez développer dans chaque partie, mais sans tout rédiger.

Les idées doivent toujours être reliées ou opposées entre elles grâce à des connecteurs argumentatifs (conjonctions de coordination + certains adverbes comme « pourtant », « cependant »…)

Commencez toujours par les idées les plus évidentes, les plus banales, pour terminer par les plus « originales ».

Travailler au brouillon : rédiger l’introduction.

Après avoir rédigé le plan détaillé, rédigez l’introduction. Elle comporte deux parties :

L’entrée en matière : une phrase d’accroche pour présenter le thème dont on va parler  (pourquoi est-il légitime de s’interroger dessus ?). On peut également, dans cette partie, donner des définitions générales qui seront utiles pour tout le devoir.

La problématique : la question posée par le sujet. On peut parfois la reprendre sans modification.

 Rédiger le devoir au propre :

Recopiez l’introduction et rédigez votre devoir à partir du plan détaillé.

Aérez votre travail. Passez des lignes entre chaque partie. N’oubliez pas les alinéas.

N’oubliez pas que vous devez donner votre avis, parlez donc à la première personne : « je pense que », « selon moi », « quant à moi, j’estime que… ». Vous pouvez aussi employer les pronoms « on » ou « il » pour généraliser : « On dit souvent que… », « on pourrait croire que…mais… », « on image… », « il semble que… », « il apparaît que… », « il est évident que… ».

Terminer par une conclusion dans laquelle vous répondrez de manière claire et définitive à la question posée dans l’introduction. Vous pouvez également, si le sujet le permet, élargir la question à un autre sujet, un autre thème.

Se relire :

N’oubliez pas de vous relire attentivement ! En temps limité, comme au brevet, gérez votre temps afin de pouvoir vous relire suffisamment avant la fin de l’épreuve.

Compétences à travailler au cours de l’année pour maîtriser cet exercice :

  • Travailler de manière méthodique et efficace.
  • Ne pas se contenter du minimum : apprendre à développer ses idées.
  • Développer sa culture pour développer ses exemples.
  • Varier les formules pour donner son avis, nuancer ses propos (du doute à la certitude) : la modalisation.
  • Organiser sa pensée : les connecteurs argumentatifs.

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