Les propositions subordonnées : bilan.

Rappels :
– Une proposition est un groupe de mots liés par le sens et contenant un verbe conjugué.
– Les propositions principales et les propositions indépendantes peuvent former une phrase par elles-mêmes.
– Une proposition subordonnée ne peut former une phrase par elle-même. Elle a besoin d’une proposition principale pour former une phrase complète : on ne trouve donc les propositions subordonnées que dans les phrases complexes.

Les propositions subordonnées relatives (PSR) :

  • Elles commencent par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel….) et apparaissent toujours derrière un nom.
  • Elles complètent un nom : elles ont pour fonction complément du nom antécédent.
  • Exemple : Barnabé a adopté un chien qui aboie sans cesse.

Les propositions subordonnées conjonctives (PSC) :

  • Elles commencent par la conjonction de subordination « que » et apparaissent toujours derrière un verbe.
  • Elles complètent un verbe : elles ont pour fonction complément d’objet (COD, COI ou COS).
  • Exemple : Il ne faut pas qu’il soit en retard.

Les propositions subordonnées interrogatives indirectes (PSII) :

  • Elles commencent par la conjonction de subordination si pour une interrogation totale (réponse oui ou non), par un pronom interrogatif (qui, que…), un adverbe (comment, pourquoi…), un déterminant interrogatif (quel…) pour une interrogation partielle (réponse autre que oui ou non).
  • Elles complètent un verbe d’interrogation, d’ignorance ou d’explication (demander, ignorer, ne pas savoir…) : elles ont pour fonction complément d’objet.
  • Elles correspondent à une phrase interrogative au discours direct.
  • Exemples :
    • Il demande si Barnabé va attraper son train (correspond au discours direct à : « Barnabé va-t-il attraper son train ? »)
    • Il ignore comment elle va . (correspond au discours direct à :« Comment allez-vous ? »)

Les propositions subordonnées circonstancielles (PSCC) :

  • Elles commencent par une conjonction de subordination (si, alors que, parce que, quand, comme…)
  • Elles précisent les circonstances dans lesquelles se déroule l’action exprimée par le verbe de la proposition principale : elles ont pour fonction complément circonstanciel.
  • Exemple : Quand il fait beau, Barnabé n’aime pas rester dans son canapé.

 

Les pièges a éviter :

 Ne confondez pas une PSR commençant par « que » avec une PSC.

  • Lorsqu’elle apparaît derrière un nom, une proposition commençant par « que » est relative.
  • Lorsqu’elle apparaît derrière un verbe, elle est conjonctive.
  • Exemples :
    • la montre que j’ai achetée est utile = PSR, complément de l’antécédent « montre ».
    • Je pense qu’il va neiger , PSC, COD du verbe « penser ».

Ne confondez pas une proposition subordonnée circonstancielle commençant par « si » avec une proposition subordonnée interrogative indirecte.

  • On peut toujours supprimer la proposition subordonnée circonstancielle ou la changer de place.
  • Exemples :
    • Je ne sais pas si Barnabé viendra aujourd’hui. On ne peut pas la supprimer : c’est une proposition subordonnée interrogative indirecte.
    • Si Barnabé vient aujourd’hui, nous nous amuserons bien. On peut la supprimer ou la changer de place : c’est une proposition subordonnée circonstancielle.

Ne confondez pas une proposition subordonnée circonstancielle commençant par « par » avec un complément d’agent.

  • On peut toujours supprimer la proposition subordonnée circonstancielle ou la changer de place.
  • Le complément d’agent n’apparaît que dans la phrase passive.
  • Exemples :
    • Barnabé a trouvé la bonne réponse par hasard. On peut la supprimer ou la changer de place : c’est une proposition subordonnée circonstancielle.
    • Barnabé a été récompensé par ses parents. Ses parents ont récompensé Barnabé : c’est une phrase à la voix passive. Il y a un complément d’agent.

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