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Les propositions subordonnées

Une proposition est un groupe de mots liés par le sens et contenant un verbe (conjugué à un mode personnel ou non conjugué, au mode participe ou au mode infinitif).

Les propositions principales et les propositions indépendantes peuvent former une phrase par elles-mêmes.

Les propositions subordonnées ne peuvent former une phrase par elles-mêmes. Elles complètent une proposition principale pour former une phrase complexe.

Résumés en image (terminologie conforme au BO n°30 du 26/07/2018)

propositions subordonnées
Les propositions subordonnées – (c) cours2francais.net

LES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES RELATIVES (PSR)

Elles commencent par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel….) et apparaissent derrière un nom (leur antécédent) qu’elles complètent : elles ont pour fonction complément du nom.

Barnabé a adopté un chien qui aboie sans cesse.

LES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES CONJONCTIVES (PSC)

Elles commencent une conjonction de subordination : que, alors que, parce que, quand, comme, si, si bien que… 

Si elles apparaissent après un verbe qu’elles complètent, elles ont pour fonction complément d’objet (COD le plus souvent).

Il ne faut pas qu’il soit en retard.

Si elles complètent toute la phrase (elles précisent les circonstances dans lesquelles se déroule l’action exprimée par le verbe de la proposition principale), elles ont pour fonction complément circonstanciel.

Quand il fait beau, Barnabé n’aime pas rester dans son canapé.

LES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES INTERROGATIVES INDIRECTES (PSII)

Elles commencent par la conjonction de subordination si pour une interrogation totale (réponse oui ou non), par un pronom interrogatif (qui, que…), un adverbe (comment, pourquoi…), un déterminant interrogatif (quel…) pour une interrogation partielle (réponse autre que oui ou non).

Elles complètent un verbe d’interrogation, d’ignorance ou d’explication (demander, ignorer, ne pas savoir…) : elles ont pour fonction complément d’objet.

Elles correspondent à une phrase interrogative au discours direct.

Il demande si Barnabé va attraper son train (correspond au discours direct à : « Barnabé va-t-il attraper son train ? »)

Il ignore comment elle va . (correspond au discours direct à :« Comment allez-vous ? »)

LES PROPOSITIONS SUBORDONNES PARTICIPIALES ET INFINITIVES

Contrairement aux autres subordonnées, elles ne commencent pas par un mot subordonnant.

Les propositions subordonnées participiales

Elles sont construites autour d’un verbe au mode participe passé ou présent ayant un sujet propre.

Elles sont complément circonstanciel.

Ses devoirs terminés, Barnabé regarde la télévision. Complément circonstanciel de temps.

Les routes étant recouvertes de neige, Barnabé n’a pas pu se rendre au collège. Complément circonstanciel de cause.

Les propositions subordonnées infinitives

Elles sont construites autour d’un verbe au mode infinitif ayant un sujet propre.

Elles sont COD du verbe de la proposition principale.

Elles n’apparaissent que derrières quelques verbes, notamment des verbes de perception : regarder, voir, écouter, entendre, sentir, laisse, faire, emmener, envoyer.

Barnabé regarde Hortense travailler.

LES PIÈGES A EVITER 

Avec « que »

Ne confondez pas une PSR commençant par « que » avec une PSC.

Lorsqu’elle apparaît derrière un nom, une proposition commençant par « que » est relative.

Lorsqu’elle apparaît derrière un verbe, elle est conjonctive.

la montre que j’ai achetée est utile = PSR, complément de l’antécédent « montre ».

Je pense qu’il va neiger , PSC, COD du verbe « penser ».

Avec si

Ne confondez pas une proposition subordonnée circonstancielle commençant par « si » avec une proposition subordonnée interrogative indirecte.

On peut toujours supprimer la proposition subordonnée circonstancielle ou la changer de place.

Je ne sais pas si Barnabé viendra aujourd’hui. On ne peut pas la supprimer : c’est une proposition subordonnée interrogative indirecte.

Si Barnabé vient aujourd’hui, nous nous amuserons bien. On peut la supprimer ou la changer de place : c’est une proposition subordonnée circonstancielle.

Avec « par »

Ne confondez pas une proposition subordonnée circonstancielle commençant par « par » avec un complément d’agent.

On peut toujours supprimer la proposition subordonnée circonstancielle ou la changer de place.

Le complément d’agent n’apparaît que dans la phrase passive.

Barnabé a trouvé la bonne réponse par hasard. On peut la supprimer ou la changer de place : c’est une proposition subordonnée circonstancielle.

Barnabé a été récompensé par ses parents. Ses parents ont récompensé Barnabé : c’est une phrase à la voix passive. Il y a un complément d’agent.

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