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La phrase interrogative et les outils interrogatifs

La phrase interrogative se caract√©rise par son¬†point d’interrogation √† l’√©crit¬†et l’intonation montante √† l’oral.
La phrase interrogative permet de poser une question¬†sur l’ensemble de la phrase ou un mot dans la phrase.
Les mots interrogatifs¬†sont tous les mots qui permettent, en plus du point d’interrogation, de fabriquer des questions.

Les questions fermées (totales)

Une question ferm√©e porte sur l’ensemble de la phrase. On ne peut y r√©pondre que par un seul mot (¬ę¬†oui¬†¬Ľ, ¬ę¬†non¬†¬Ľ, ¬ę¬†si¬†¬Ľ).

As-tu fait la vaisselle ?

Est-ce que tu es allé faire les courses ?

Il y a trois façons de fabriquer une question fermée, selon le niveau de langue employé.

Question fermée en langage familier

En langage familier, donc √† l’oral, l’emploi d’un point d’interrogation et l’intonation montante suffisent :

Tu as fait la vaisselle ? (voir : T’as fait la vaisselle ?)

Tu as fait les courses ? (voir T’as fait les courses ?)

Question fermée en langage courant

En langage courant (√† l’oral, parfois √† l’√©crit), on emploie la tournure ¬ę¬†est-ce que… ?¬†¬Ľ

Est-ce que tu vas bien ?

Est-ce que tu as fait la vaisselle ?

Question fermée en langage soutenu

En langage soutenu (principalement √† l’√©crit), on appliquera l’inversion sujet / verbe.

Vastu bien ?

Astu fait la vaisselle ?

Ontils acheté des parapluies ?

Rangeton déjà nos affaires ?

Vatelle en vacances ?

Si le sujet est un pronom personnel, il faut le relier au verbe par un trait d’union (exemples ci-dessus). On rajoutera un –t– derri√®re tout pronom non termin√© par -t.

Si le sujet est un groupe nominal ou un nom propre, il sera r√©p√©t√© apr√®s le verbe sous la forme d’un pronom personnel sujet.

Cette élève vatelle bien ?

Barnabé vatil bien ?

Les questions ouvertes (partielles)

Une question ouverte porte sur un seul élément de la phrase. 

Quand viendras-tu ?

Comment s’appelle-t-il ?

O√Ļ Barnab√© et Hortense iront-ils en vacances ?

Quel livre avez-vous choisi ?

Les mots interrogatifs qui introduisent les questions ouvertes appartiennent à diverses classes grammaticales.

Les pronoms interrogatifs

Les pronoms interrogatifs ont les m√™mes formes que les pronoms relatifs. On les distingue par la pr√©sence d’un point d’interrogation.

Qui ? O√Ļ ? Lequel ? Laquelle ? Lesquelles ? Quoi ?

Les déterminants interrogatifs

Le d√©terminant interrogatif ¬ę¬†quel ?¬†¬Ľ s’accore en genre et en nombre avec le nom sur lequel porte la question.

Quelle note as-tu obtenu ?

Quels livres ont-ils acheté ?

Les adverbes interrogatifs.

Pourquoi ? Comment ? Quand ? Combien ?

Les questions indirectes

On peut poser des questions de manière indirecte en employant une proposition subordonnée interrogative indirecte (PSII).

Je me demande si Barnab√© a r√©ussi son contr√īle.

Hortense ne sait pas quand elle retrouvera son chien.

La PSII appara√ģt toujours derri√®re un verbe de question (demander), d‚Äôignorance (ignorer, ne pas savoir‚Ķ) dont elle est COD.

On peut toujours retransformer la PSII en question directe. 

1. Je me demande : ¬ę Barnab√© a-t-il r√©ussi son contr√īle¬†?¬†¬Ľ

2. Hortense se demande : ¬ę quand ¬†retrouverai-je¬† mon chien¬†?¬†¬Ľ.

Si la PSII correspond à une question totale, elle est introduite par la conjonction de subordination si (exemple 1).

Si la PSII correspond à une question partielle, elle est introduite par un pronom interrogatif, le déterminant interrogatif quel ou un adverbe interrogatif (exemple 2).

Leçon en vidéo (cm2)

Animation ¬ę¬†Les fondamentaux¬†¬Ľ du r√©seau Canop√©.

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