La voix active et la voix passive.

 la voix active, le sujet réalise l’action exprimée par le verbe. A la voix passive, le sujet subit l’action effectuée par le complément d’agent.

La voix active :

Le sujet (un pronom, un GN, un nom propre…) réalise l’action exprimée par le verbe et il y a un COD.

La voix passive :

Le sujet subit l’action exprimée par le verbe. Celui qui réalise l’action, le « complément d’agent », apparaît (lorsqu’il est exprimé) dans un GNP introduit par « par ». Exemple  :

  • Une orange est mangée par Barnabé.

La voix passive permet d’effacer celui qui réalise l’action :

  • Parce qu’il n’est pas connu : « Un tableau a été volé. »
  • Parce qu’on ne veut pas le nommer : « L’accord a été rompu. »
  • Pour généraliser (dans les règlements, les lois) : « Tout élève en retard sera envoyé en permanence. »

Dans la phrase passive, le verbe apparaît au mode participe passé.

Dans la phrase passive, on emploie toujours l’auxiliaire être, donc le participe passé est toujours accordé dans une phrase passive.

Seuls les verbes se construisant avec un COD (les verbes transitifs directs) peuvent être mis à la voix passive.

 

Reconnaître la voix active et la voix passive :

Ce n’est pas parce qu’il y a « par » dans une phrase qu’elle est obligatoirement à la voix passive (« par » peut introduire des compléments circonstanciels) : il faut analyser la phrase de manière approfondie pour le déterminer avec certitude ! Prenons des exemples :

  1. La tortue mange la salade.
  2. Le chanteur est applaudi par les spectateurs.
  3. Barnabé a découvert la bonne réponse par hasard.
I. Chercher quelle est l’action (donc quel est le verbe) :
  1. L’action est « manger« .
  2. L’action est « applaudir« .
  3. L’action est « découvrir« .
II. Chercher qui réalise l’action.
  1. La « tortue » réalise l’action de « manger« .
  2. « Les spectateurs » réalisent l’action d' »applaudir « .
  3. « Barnabé » réalise l’action de « découvrir« .
III. Déterminer si celui qui réalise l’action est le sujet grammatical de la phrase.
  • Si celui qui réalise l’action est sujet du verbe, la phrase est à LA VOIX ACTIVE.
  • Si celui qui réalise l’action n’est pas le sujet du verbe, la phrase est à LA VOIX PASSIVE.
  1. « La tortue » est sujet du verbe « manger » : la phrase est à la VOIX ACTIVE.
  2. « Les spectateurs » ne sont pas sujet du verbe « applaudir » : la phrase est à la VOIX PASSIVE.
  3. « Barnabé » est sujet du verbe « découvrir » : la phrase est à la VOIX ACTIVE.

Passer de la voix active à la voix passive :

Le COD de la phrase active devient le sujet de la phrase passive, et le sujet de la phrase active devient le complément d’agent de la phrase passive.
A la phrase passive, on met le verbe au mode participe passé et on emploie l’auxiliaire être conjugué au temps du verbe de départ. Exemple :

  • La tortue mange la salade –> La salade est mangée par la tortue.

Passer de la voix passive à la voix active :

Le complément d’agent de la phrase passive devient le sujet de la phrase active et le sujet de la phrase passive devient le COD de la phrase active.
A la phrase active, on conjugue le verbe (le participe passé de la phrase passive) au temps de l’auxiliaire être dans la phrase passive. Exemple :

  • La salade était mangée par la tortue –> La tortue mangeait la salade.

Reconnaître le temps d’un verbe à la voix passive :

Dans la phrase passive, le temps est donné par l’auxiliaire êtreExemples :

  • Une orange est mangée par Barnabé : auxiliaire être au présent + participe passé accordé avec « une orange ». C’est du présent passif.
  • Une orange a été mangée par Barnabé : auxiliaire être au passé composé + participe passé accordé avec « une orange ». C’est du passé composé passif.
  • Une orange avait été mangée par Barnabé : auxiliaire être au plus-que-parfait + participe passé accordé avec « une orange ». C’est du plus-que-parfait passif.
  • Une orange fut mangée par Barnabé : auxiliaire être au passé simple + participe passé accordé avec « une orange ». C’est du  passé simple passif.
  • Une orange serait mangée par Barnabé : auxiliaire être au conditionnel présent + participe passé accordé avec « une orange ». C’est du  conditionnel présent passif.
  • Une orange aurait été mangée par Barnabé : auxiliaire être au conditionnel passé + participe passé accordé avec « une orange ». C’est du  conditionnel passé passif.

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