Les valeurs des temps et des modes : bilan.

On appelle « valeur des temps » les indications implicites données par une forme verbale.
Chaque temps de chaque mode peut avoir plusieurs valeurs différentes, selon le contexte dans lequel il est employé.

L’indicatif est le mode de la certitude (il exprime des faits dont la réalisation est sûre, et les situe dans le temps).

Le présent :
Le présent d’actualité : c’est le présent « normal », employé pour raconter des faits qui se déroulent juste au moment où l’on parle (récits au présent, dialogues).
  • Je t’écoute.
  • Un homme marche dans la rue.
  • Barnabé boit du lait.
Le présent de narration: dans un récit au passé, il fait surgir un événement et le rend actuel, plus vivant aux yeux du lecteur.
  • Le 14 juillet 1789, alors que des batailles faisaient rage dans les rues et que le peuple criait son indignation, la Bastille tombe aux mains des révolutionnaires.
Le présent de vérité générale : indique qu’un fait est vrai partout et tout le temps (énoncés mathématiques, définitions…)
  • Napoléon est un grand homme.
  • Un angle droit mesure 90 degrés.
Le passé composé :
Il indique qu’un fait est achevé au moment de l’énonciation (au moment où l’on parle) : valeur d’accompli.
  • J’ai terminé mes devoirs.
Il peut marquer le futur proche.
  • J’ai fini dans cinq minutes.
Dans la langue moderne, il remplace le passé simple.
  • Les anglais ont combattu avec acharnement (Les anglais combattirent avec acharnement).
Le passé simple :
Il exprime un fait ponctuel (on en connaît le début et la fin) dans le passé, il sert donc, à raconter des actions (le « premier plan »). Il fait progresser l’histoire.
  • Les anglais combattirent avec acharnement.
  • Il se leva, marcha en direction de la salle de bains, et prit une douche.
L’imparfait :
Il exprime un fait en cours de réalisation dans le passé (on n’en connaît ni le début, ni la fin, ni la durée). Il sert donc à décrire (l’ « arrière-plan »). Il ne fait pas progresser l’histoire.
  • La bataille faisait rage.
  • La maison était petite. Sur le toit, une girouette indiquait le nord. Quelques tuiles manquaient.
L’imparfait d’habitude indique une répétition dans le passé.
  • Tous les soirs, il promenait son chien.
L’imparfait de politesse (à l’oral) atténue les propos du locuteur pour les rendre plus acceptables.
  • Je venais vous demander si vous vouliez bien me prêter de l’argent.
  • Si j’avais un reproche à vous faire…

!Remarque :les temps composés indiquent l’antériorité par rapport aux temps simples correspondants (par exemple, un fait exprimé au passé composé s’est déroulé avant un fait exprimé au présent) :

  • Passé composé < présent.
  • Imparfait < plus-que-parfait.
  • Passé antérieur < passé simple.
  • Futur antérieur < futur.

Le conditionnel est un mode qui sert à exprimer des hypothèses qui se réaliseront ou non (dans le futur) ou qui ne se sont pas réalisées (dans le passé). Dans cet emploi, il est la plupart du temps utilisé avec une proposition subordonnée circonstancielle d’hypothèse (si + imparfait).

  • Exemple : Je serais content si je gagnais au loto !

Il peut servir à exprimer un ordre, un conseil ou une demande de façon polie, atténuée.

  • Exemple : Je voudrais bien que vous répondiez à ces lettres.

Il peut avoir une valeur temporelle de futur dans le passé.

  • Exemple :Barnabé a dit qu’il verrait Hortense le lendemain. (l’action de voir est postérieure à l’action de dire, mais dans le passé).
  • Le subjonctif est le mode de l’incertitude.
  • Il peut servir à donner des ordres, des conseils…
  • Son emploi est obligatoire dans certaines subordonnées. Consultez l’article sur les emplois du subjonctif.

Il sert à donner des ordres, à exprimer une interdiction, un conseil…

  • Exemple : mange ta soupe !

 


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